Production

Les adaptations du festival Humour et Eau Salée (Charente-Maritime) pour se maintenir cet été

Par Thomas Corlin | le | Plein air

À Saint-Georges-de-Didonne, le festival Humour et Eau Salée s’adapte pour avoir lieu malgré les restrictions sanitaires. Extérieur, distanciation : les détails avec son directeur Denis Lecat.

Frederic Fromet lors de l'édition 2019.
Frederic Fromet lors de l'édition 2019.

 « Comme pour bien d’autres événements, il y a d’abord eu une longue période de flou sur ce que l’on pouvait faire ou non, se souvient Denis Lecat, qui dirige le festival Humour et Eau Salée à Saint-Georges-de-Didonne (Charente Maritime). Puis, avec la confirmation de l’interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes jusqu'à la rentrée, on a jugé qu’un festival intermédiaire comme le nôtre pouvait tenter de s’adapter. » Ainsi, l'événement humour, musique et cinéma se tiendra bel et bien du 1er au 7 août, dans le respect des mesures sanitaires et en déroulant pratiquement toute sa programmation initiale.

Ce sont d’abord les événements d’intérieur qui ont été basculés en extérieur. « La climatisation de la salle de cinéma dans laquelle nous avons l’habitude de projeter des films ou de tenir certains spectacles n'était pas adaptée aux nouvelles prescriptions, nous avons donc transféré cette partie de la programmation dans le stade de la ville. » Ainsi, les spectacles payants disposeront d’une jauge d’environ 500 places. 

Les propositions artistiques ambulatoires ont dû être repensées pour éviter tout attroupement intempestif. Des rendez-vous dans des lieux secrets ont été imaginés pour pouvoir contrôler les jauges. Un autre spectacle, prévu dans un bus devant accueillir du public, devrait être transformé en une radio ambulante. 

L’annulation de quelques spectacles a permis de compenser la baisse du budget alloué au festival cette année, mais l’application du dispositif sanitaire a impliqué d’autres dépenses. « La ville nous fournit des techniciens, des gradins et une scène, mais les toilettes sèches et le gardiennage sont à notre charge. » Le festival ne repose pas sur sa billetterie, la plupart des festivals étant gratuits. Un pass festival attractif a néanmoins été mis en vente cette année, pour attirer du public. 

Le maintien du festival a été décidé dans un contexte assez délicat : les élections municipales. Du côté du personnel de la Ville, beaucoup d’hésitations ou de délais, avec lesquels l'équipe du festival a composé. « Au final, c’est la préfecture qui décidera, conclut Denis Lecat. Ce qui nous importe le plus, c’est de retrouver une proximité physique avec notre public, d’une façon ou d’une autre. Certains artistes réfléchissent à faire un stand de hugs à travers une bâche, d’autres à faire un championnat de gestes barrières. On espère arriver à jouer avec ces nouvelles contraintes. »

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