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Médiation : la Luciole (Alençon, Orne) s’engage dans l’accessibilité aux malentendants

Par Thomas Corlin | le | Médiation

Gilets vibrants, boucles magnétiques, formation à la langue des signes : la SMAC La Luciole à Alençon (Orne) investit dans des dispositifs dernier cri en faveur des malentendants. Déjà enclenché avant la pandémie, cet engagement s’est renforcé cette année, d’après Marion Vannier, chargée de l’action culturelle.

Jeanne Added en concert à la Luciole, avant sa fermeture. - © Fabrice Perrier
Jeanne Added en concert à la Luciole, avant sa fermeture. - © Fabrice Perrier

En quoi consistent les dispositifs d’accès aux malentendants que vous vous apprêtez à expérimenter ?

La Luciole est engagée depuis 2019 en matière d’accessibilité aux personnes à handicap, notamment aux malentendants. Nous avons établi un diagnostic pour connaître les besoins sur notre territoire et ciblé des zones d’intervention. Notre établissement est aux normes, mais nous avons voulu aller plus loin.

Pour travailler avec les personnes concernées par des troubles de l’audition, nous nous sommes rapprochés du centre d'éducation spécialisée l'École de la Providence, qui traite entre autres les déficiences auditives. Des rencontres ont par exemple été organisées avec des artistes, que ces publics ont pu interroger. Nous avons également participé à l’enseignement de chants en langue des signes, à des traductions de chansons, etc. Des membres de notre équipe seront d’ailleurs bientôt formés au langage des signes.

Notre équipe sera formée à la langue des signes.

Nous sommes en train de nous procurer deux nouveaux outils, à raison d’une dizaine chacun. Le premier est une « boucle magnétique » portative, qui permettra à des malentendants appareillés ou non de recevoir du son, à travers certaines fréquences, grâce à un système d’amplification avec oreillettes. 

L’autre outil est le gilet SubPac, qui est un gilet vibrant permettant de ressentir des vibrations, notamment les basses fréquences, ce qui peut être intéressant en concert. Tout ce matériel sera testé par les personnes concernées. 

Le bâtiment de la Luciole. - © D.R.
Le bâtiment de la Luciole. - © D.R.

Comment financez-vous ce programme ? 

Nous avons fait appel à des subventions de la région, mais aussi au fonds du Ministère de la Culture dédié à l’accessibilité.

Quelles autres activités ont pu se maintenir à la Luciole en période de fermeture ? 

Divers projets de médiation, à l’adresse de publics spécifiques. Nos actions en milieu scolaire et dans les centres sociaux ont été maintenues. Nous avons hélas dû suspendre notre programme en milieu carcéral et hospitalier pour raisons sanitaires.

Un projet autour de la percussion à l’adresse des adultes autistes a pu aussi se dérouler normalement. Nous répondons à beaucoup d’appels à projet de l'État, de la région ou de la Sacem. 

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